Au Moyen-Age on désignait ainsi certains hommes que l’on appelait aussi « capots », « lépreux », « gahets », ou parfois « juifs », « chrestiaas », « crétins », « bohémiens », …
De quelle race étaient-ils donc? Incertaine… descendants des goths? Des sarrasins ?
Leur condition était telle que l’on faisait d’eux des parias de la société.
Vrais ou faux lépreux, ces « chrestiaas » faisaient l’objet de mesures d’exclusion dans les bastides.
Ils ne côtoyaient point les autres habitants; ils étaient tenus à l’écart.
Concernant la bastide de Trie, les cagots vivaient dans des « tutas »: maisons troglodytes dans les bois de Lapenne.
Ils ne pouvaient se marier qu’entre eux et portaient sur l’habit, en signe de reconnaissance, un carré de tissu rouge ou une patte d’oie sur l’épaule droite. Quel ostracisme déjà!
Dans les lieux de culte, l’entrée dans l’église se faisait par une porte spécifique, un bénitier leur était réservé et parfois même l’emplacement qui leur était cédé était séparé du reste des fidèles par des grilles; les enterrements se déroulaient dans des cimetières spéciaux.
Bien des métiers leur étaient interdits (notamment les métiers de bouche).
Souvent ils étaient journaliers maçons (G. Febus fit construire le château de Montaner par des cagots de la région d’Oloron).
Ils furent parfois même pourchassés comme des bêtes, accusés qu’ils étaient de tous les maux.

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